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Ansky Hilaire : « La littérature est pour moi une arme de combat »

Le romancier Ansky Hilaire signera « Le condamné » son dernier roman, à la Bibliothèque Marie Claire Heureuse de Leogâne, le dimanche 16 février 2020. Ce roman traite le problème du banditisme et de l’insécurité, un phénomène qui bat son plein ces derniers temps dans le pays.

Le 16 février 2020, le romancier Ansky Hilaire signera « Le condamné » son dernier roman, à la Bibliothèque Marie Claire Heureuse de Leogâne. Dans ce roman, ce jeune écrivain qui considère la littérature comme une arme de combat, traite le problème du banditisme et de l’insécurité, un phénomène qui bat son plein ces derniers temps dans le pays.
La rédaction de Symbiose vous propose cette entrevue qu’elle a réalisée avec le jeune écrivain.

Symbiose : Que doit-on retenir de Ansky Hilaire ?

Ansky Hilaire : Ansky Hilaire, orphelin de père et de mère, est un écrivain et poète originaire de Léogâne. J’ai fait des études en Sciences Juridiques à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l’UEH. En ce qui à trait à la littérature, J’ai donc fait mes débuts d’abord comme poète depuis l’âge de 11 ans. Maintenant en plus d’être poète, je suis également slameur et romancier. La littérature est aujourd’hui pour moi une sorte d’arme qui me permet de combattre le système en place.
Je suis par ailleurs journaliste-rédacteur et présentateur à la radio Amikal FM de Léogâne.

S: Vous avez un genre littéraire favori?

A: La poésie est ma préferée. J’aime la poésie beaucoup plus que tous les autres, car j’ai commencé à faire de la littérature par la poésie. Cette dernière m’a sauvé la vie. C’est pourquoi il y’a toujours une petite touche poétique dans toutes mes écritures.

S: Vous-allez signer votre deuxième roman, parlez-nous un peu de cet ouvrage?

A: Effectivement, « Le Condamné » est mon deuxième roman. Le texte tente de retracer ce qui se passe quotidiennement dans la société haïtienne.
« Le condamné » c’est l’histoire d’un jeune bandit qui allait devenir le bras droit d’un homme politique afin de lui faciliter à prendre le pouvoir par des actes odieux.

En fait, le livre évoque toute une série de faits auxquels nous faisons face au quotidien et que les médias font semblant de ne pas être au courant. Ils ne parlent pas de ces faits.

S: Comment était venue l’idée d’écrire ce livre?

A: L’idée d’écrire ce livre m’était venue peu de temps après le claquement du slam « Fils du système » de Vens le penseur, mon camarade à la faculté. Quand j’ai eu l’idée, j’ai dit à Vens: « Mon frère, je vais réécrire cette histoire dans mon prochain roman », et il m’a répondu: « Frérot, fais ce tu as à faire, je crois en toi ».

S: « Le condamné « , pourquoi ce titre ?

A: Le livre est titré « Le condamné » c’est juste pour faire un résumé du contenu du livre à partir du titre. Le titre dit tout sur le récit.

S: Pourquoi une personne qui a lu « La convergence de l’amour » votre premier roman paru en décembre 2018, devrait-elle lire « Le condamné » ?

A: Parce qu’il y’a une sorte d’originalité et de similitude dans les deux textes. C’est toujours une histoire tragique et qui n’a pas de fin heureuse.

S: Ansky Hilaire est influencé par un ou des écrivains haïtiens et/ou étrangers?

A: J’aime lire les ouvrages d’autres écrivains que ce soit haïtiens ou étrangers, mais ils ne m’ont pas trop influencé parce que j’essai de créer et d’imposer mon propre style.

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Djimy Ducasse

Written by Djimy Ducasse

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